Métamorphoses
La déstructuration du visage photographié par la peinture
La déstructuration du visage par la peinture
On peut représenter un visage de beaucoup de manières différentes.
Par exemple tout d'abord dans un miroir, ou dans les yeux de l'autre.
Mais il s'agit alors d'un mode subjectif de la figuration.
En 1860, avec le développement de la photographie, le monde pensait que la peinture allait disparaître.
Mais la peinture est toujours vivante, et jamais aucune photo n'atteindra le prix d'un Rembrandt.
Pour concilier cette polémique, Serge Kantorowicz, peintre, et Jorge Amat, photographe, ont décidé de conjuguer leurs moyens d'expression respectifs pour faire une série de compositions autour du portrait en associant la photo et la peinture.





Un travail à quatre mains, une fusion faisant de la représentation
du visage un tableau composite, portrait dans une peinture, peinture sur un
portrait.
Il ne s'agit pas de n'importe quel portrait mais de ceux qui hantent leur univers comme celui de Kafka ou d'Artaud,
ou bien même de l'autoportrait.
Beaucoup de ces tableaux renvoient à des séries de peintures que Serge Kantorowicz a déjà exposées comme celles sur Balzac, Kantor ou Proust. Un choix qui correspond à des visages qui leur parlent, proches de leur sensibilité culturellement, textuellement,
amicalement.
Une image ne chasse pas l'autre mais se transforme, passe d'un monde à l'autre. Le passage ne se fait pas seulement du pigment photographique au pigment de couleur mais aussi à travers le geste. Le photographe vole une image tandis que le peintre réinvente avec le pinceau une structure visuelle, reliant ainsi le mot visage à sa signification originelle, "masque".
En s'appropriant un visage connu, comme celui de Kafka, Serge Kantorowicz arrache la peau de l'écrivain pour en faire un autre personnage, plus proche de lui, qui l'habite. Il va s'habiller de la peau de l'autre.
En tant que photographe, Jorge Amat va ressusciter la figure d'un personnage célèbre ( Balzac ou Maïakovski par exemple),le tirant hors de sa légende avec des touches d'amour et d'ironie, le préparant avec la lumière, la matière, ou un ajout qui s'apparenterait à un tatouage, avant de le céder à son comparse peintre.
Il y a donc du cannibalisme dans l'air dans cette série d'images, mais un cannibalisme de qualité ... On ne passe pas à table avec n'importe qui.
La rencontre entre Amat et Kantorowicz tient du duel mais aussi du tango, là où chacun fait basculer l'autre dans le vide.
Le vide de la toile blanche rempli de leurs rêves et de leurs cauchemars.
Il ne s'agit pas de n'importe quel portrait mais de ceux qui hantent leur univers comme celui de Kafka ou d'Artaud,
ou bien même de l'autoportrait.
Beaucoup de ces tableaux renvoient à des séries de peintures que Serge Kantorowicz a déjà exposées comme celles sur Balzac, Kantor ou Proust. Un choix qui correspond à des visages qui leur parlent, proches de leur sensibilité culturellement, textuellement,
amicalement.
Une image ne chasse pas l'autre mais se transforme, passe d'un monde à l'autre. Le passage ne se fait pas seulement du pigment photographique au pigment de couleur mais aussi à travers le geste. Le photographe vole une image tandis que le peintre réinvente avec le pinceau une structure visuelle, reliant ainsi le mot visage à sa signification originelle, "masque".
En s'appropriant un visage connu, comme celui de Kafka, Serge Kantorowicz arrache la peau de l'écrivain pour en faire un autre personnage, plus proche de lui, qui l'habite. Il va s'habiller de la peau de l'autre.
En tant que photographe, Jorge Amat va ressusciter la figure d'un personnage célèbre ( Balzac ou Maïakovski par exemple),le tirant hors de sa légende avec des touches d'amour et d'ironie, le préparant avec la lumière, la matière, ou un ajout qui s'apparenterait à un tatouage, avant de le céder à son comparse peintre.
Il y a donc du cannibalisme dans l'air dans cette série d'images, mais un cannibalisme de qualité ... On ne passe pas à table avec n'importe qui.
La rencontre entre Amat et Kantorowicz tient du duel mais aussi du tango, là où chacun fait basculer l'autre dans le vide.
Le vide de la toile blanche rempli de leurs rêves et de leurs cauchemars.









































